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Critique Film Cinéma : « Deepwater » – Mercredi 12 Octobre 2016

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Critique Film Cinéma : « Deepwater » – Mercredi 12 Octobre 2016


Critique Film Cinéma Mercredi 12 Octobre 2016

Un créature nommée pétrole !
FILM CINEMA DEEPWATERDEEPWATER
Drame, Action (01h47min) – Date de sortie : 12/10/2016
De Peter Berg
Avec Mark Wahlberg, Dylan O’Brien, Kate Hudson, John Malkovich, Kurt Russell…
Américain

Avertissement : des scènes, des propos ou des images peuvent heurter la sensibilité des spectateurs

D’après l’incroyable histoire vraie de la plus grande catastrophe pétrolière de l’histoire.
La plateforme Deepwater Horizon tourne non-stop pour tirer profit des 800 millions de litres de pétrole présents dans les profondeurs du golfe du Mexique. Mike Williams, électricien sur la plateforme et père de famille, connaît les risques de son métier mais fait confiance au professionnalisme de son patron Jimmy Harrell. En revanche, tous se méfient de la société locataire de la plateforme dirigée par Donald Vidrine, qui ne pense qu’à son bénéfice. Lorsque cette société décide contre l’avis des techniciens de la déplacer trop rapidement, il sont loin de se douter que les 5 millions de barils sous leurs pieds sont prêts à exploser… Le seul courage de Mike et ses collègues suffira-t-il à limiter les dégâts et sauver ce qui peut encore l’être ?


Bande-Annonce : DEEPWATER

Critique Film : DEEPWATER de Peter Berg avec Mark Wahlberg, Dylan O’Brien, Kate Hudson, John Malkovich, Kurt Russell…

Par Franck DIPPA PRISO

Mike Williams, un père de famille aimant, travaille comme électricien sur la plateforme pétrolière Deepwater Horizon dans le golfe du Mexique. Il connaît les risques de son métier, mais fait entièrement confiance au professionnalisme et à l’expérience de son supérieur Jimmy Harrell. Il se méfie par contre des responsables de la compagnie BP, qui favorisent leur bénéfice à la sécurité de leurs employés. Quand le représentant de l’entreprise décide de déplacer la plateforme contre l’avis des techniciens, il met en danger la sécurité de tous les travailleurs. Ce qui devait arriver arriva. La plateforme explose et les ouvriers doivent faire preuve de courage pour survivre.

Le film cinéma biographique « Deepwater » relate l’explosion de la plateforme pétrolière du golfe du Mexique de 2010. Cette catastrophe naturelle et environnementale a été terrible pour les êtres humains qui travaillent surplace. Avoir aux commandes de ce projet Peter Berg le réalisateur de films d’action « épileptiques », pouvait faire un peu peur. Mais à notre grande surprise, il propose un bel hommage aux hommes et femmes victimes de cette drame.

Le spectacle de Berg est à la hauteur.
Cependant, le cinéaste du film « Hancock » va plus loin. Il nous pousse à la réflexion sur les règles discutables en vigueur dans le business des rois du pétrole. Au tout début du film, on nous sert l’audio du véritable procès qu’il y a eu après cette tragédie. Le manque de visuel, rend les voix plus puissantes et impactantes. Le spectateur rentre vite dans une compassion empathique forte.

Le metteur en scène utilise le son intelligemment dans ce métrage.
Tous les bruits du pétrole nous font croire que c’est une créature prête à frapper les Hommes exploitants violemment. D’ailleurs, la fillette du héros Mark Wahlberg le surnomme « chasseur de dinosaures ». Dans cette métaphore de l’enfant le dinosaure est le pétrole. Et cela devient le fil conducteur du film jusqu’à la fin. A un tel point qu’en sortant de la projection on a l’impression d’avoir vu un genre de film d’épouvante et pas un film d’action dramatique et catastrophe. Et c’est plutôt original.

Le choix de traitement du réalisateur (exposer les ravages de la catastrophe sur les humains et pas le résultat du drame) ouvre la voie à une vision différente sur la catastrophe de « Deepwater ». Car malheureusement, les médias ont plus montré les répercussions écologiques (les marrées noires et la destruction de l’écosystème aquatique) et moins les Hommes touchés.

Bien entendu, l’industrie cinématographique d’Hollywood a ses propres codes (un héros courageux et honnête). La notion de patriotisme habituelle est moins appuyée. Ce qui est rare dans le cas des films inspirés de faits réels. Mark Wahlberg alias Mike Williams est bon mais pas éclatant son rôle de bon samaritain. John Malkovich alias Vidrine est en revanche plus remarqué comme magnat du pétrole. Kurt Russell alias Jimmy Harrell se distingue également en chef de troupes. Ils sont charismatiques et impétueux.

Le réalisateur a accomplit un labeur remarquable. Le film « Deepwater » est un divertissement brillant. Peter Berg avait déçu certains avec son long-métrage « Battleship ». Avec cette nouvelle œuvre, il reconfirme son don de reporter cinématographique, de metteur en scène et de directeur d’acteurs. Cette production est un bel hommage en l’honneur des disparus et des survivants victimes de ce terrible incendie.

Les + :

* La métaphore du pétrole comme étant un monstre
* Le réalisateur Peter Berg reconfirme son talent
* Les comédiens John Malkovich, Kurt Russell sont charismatiques
* Le visage de cette narration c’est les êtres humains victimes de cette tragégie

Les – :

* La performance d’acteur de Mark Wahlberg est correcte sans plus

Mots clés, Tags, Thèmes : Adrénaline, Catastrophe écologique, D’après une histoire vraie, Jeunes adultes, Parents, Pétrole, Forage Pleurer etc.

Note : **** (4/5)

La Rédaction de CinéBooster

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Critique Film Cinéma : « Divergente » – Mercredi 09 avril 2014

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Critique Film Cinéma : « Divergente » – Mercredi 09 avril 2014


Critique Film Cinéma Mercredi 09 avril 2014

Une nouvelle rebelle concurrente de la saga « Hunger Games » !
DIVERGENTE
Science-Fiction , Action , Romance (02h19min) – Date de sortie : 09/04/2014
De Neil Burger
Avec Shailene Woodley, Theo James, Kate Winslet…

Tris vit dans un monde post apocalyptique où la société est divisée en cinq clans (Audacieux, Erudits, Altruistes, Sincères, Fraternels). A 16 ans, elle doit choisir son appartenance pour le reste de sa vie. Cas rarissime, son test d’aptitudes n’est pas concluant ; elle est Divergente. Les Divergents sont des individus rares n’appartenant à aucun clan et sont traqués par le gouvernement. Dissimulant son secret, Tris intègre l’univers brutal des Audacieux dont l’entraînement est basé sur la maîtrise de nos peurs les plus intimes.


Bande-Annonce : DIVERGENTE

Critique Film : DIVERGENTE de Neil Burger avec Shailene Woodley, Theo James, Kate Winslet…

Par Franck DIPPA PRISO

Après une guerre violente qui a presque tout détruit, la société s’est divisée en cinq factions pour conserver la paix. Il y a les Altruistes, les Sincères, les Audacieux, les Fraternels et les Érudits. À 16 ans, chaque adolescent est appelé à passer un test qui lui permettra de déterminer sa faction. Il n’y a que quelques individus sur lesquels le test ne fonctionne pas, on appelle ces personnes des Divergents. Comme ils représentent une menace pour le pouvoir en place, ces derniers doivent être éliminés. Tris fait partie de ces êtres spéciaux. Pour ne pas être repérée et supprimée, elle choisit le camp des Audacieux et tente de s’intégrer.

Critique du film cinéma « Divergente » bientôt disponible !

Les + :

Les – :

Thèmes : etc.

Note : *****

La Rédaction de CinéBooster

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Critique Film Cinéma : « Noé » – Mercredi 09 avril 2014

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Critique Film Cinéma : « Noé » – Mercredi 09 avril 2014


Critique Film Cinéma Mercredi 09 avril 2014

Une version spéciale du déluge non biblique et non historique !
NOE
« Biblique », Fantastique , Péplum , Aventure (02h18min) – Date de sortie : 09/04/2014
De Darren Aronofsky
Avec Russell Crowe, Jennifer Connelly, Emma Watson…

Noé est un homme promis à un destin exceptionnel alors qu’un déluge apocalyptique va détruire le monde. La fin du monde… n’est que le commencement.


Bande-Annonce : NOE

Critique Film : NOE de Darren Aronofsky avec Russell Crowe, Jennifer Connelly, Emma Watson…

Par Franck DIPPA PRISO

Lors d’un cauchemar, Noé voit l’humanité être décimée par les flots. Convaincu qu’il s’agit de Dieu qui lui annonce la venue prochaine d’un déluge qui détruira tout, il a l’idée de construire une immense arche pour abriter sa famille et la totalité des espèce animales. Il est aidé dans ce travail colossal par son grand-père Mathusalem et des anges déchus. L’influent forgeron Toubal-Caïn et le reste de la population ne prennent pas ce projet au sérieux. Mais lorsque la pluie commence à tomber, ils tenteront d’utiliser la force pour se réfugier dans ce lieu protecteur.

Depuis les films à succès « Requiem for a Dream » et « Black Swan » le réalisateur Darren Aronofsky n’est plus dans le coup. En effet, il nous plonge le plus souvent dans des projets à tendance mélodramatique plus que décevant chargés de symboles lourds. Hélas, c’est aussi le cas pour son nouveau long-métrage « Noé ».

Le souci c’est que les enjeux du récit ne sont pas convaincants. La lourde responsabilité qu’il y a sur le cœur de Noé n’est pas assez grave et même pas dramatique du tout. Il y a un manque de cohérence dans les choix et les gestes du héros. Dramatiquement parlant le metteur en scène sèche (pardon pour le jeu de mot s’était plus fort que moi) et cela nous plonge dans un désert total d’inspiration.

S’opposer à Dieu tout puissant, c’est perdu d’avance. L’être humain n’y peut rien. Ce qui amène à comprendre que certains grands combats et effets spéciaux sont écrits d’avance. Chose qui baisse le capital charme de l’œuvre. La recette secrète recherchée par de tous les cinéastes est de savoir comment surprendre les spectateurs du début à la fin d’un film.

Aronofsky touche à une histoire unique, un classique (Noé, le déluge et la « première fin du monde ») et se permet beaucoup trop de libertés (une version propre à lui) sans respecter la base biblique. Un conseil, lisez les passages de la Bible (Genèse 6 à 9) sur le récit de Noé et du déluge avant d’aller voir ce film.

Les prises de vue de ce long-métrage laisse à désirer (peu adroites et très basiques). Les costumes font sourire et le mot est faible. Les anges déchus sont risibles et sont semblables à des personnages de films pour enfants des années 90. La morale écologiste, environnementaliste et végétarienne sont aussi de mise dans les messages cette œuvre filmique.

Malgré tout Darren Aronofsky nous offre des images époustouflantes et c’est normal, on en attendait pas moins de lui. Cependant, ce n’est pas ce qui va noyer (désolé encore un jeu de mot trop tentant) les fautes, les maladresses et autres incohérences de l’ensemble du film. En résumé, les clichés de métrages d’action, les clés dramatiques et les effets spéciaux excessifs rendent ce thème fort, biblique et historique superficiel et vide. Alors que cette histoire était du pain bénit pour qui l’abordait avec simplicité et efficacité.

Les + :

* Les images magnifiques

Les – :

* Clichés des films d’action
* Enjeux dramatiques
* Effets spéciaux en surplus

Thèmes : Noé, déluge, histoire, Bible, biblique, adaptation, « première fin du monde », eau, inondation, mort, renaissance, purge, bateau, sauvetage, arche, arche de Noé, Genèse, Ancien testament etc.

Note : *****

La Rédaction de CinéBooster

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Critique Film Cinéma : « 47 Ronin » – Mercredi 02 avril 2014

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Critique Film Cinéma : « 47 Ronin » – Mercredi 02 avril 2014


Critique Film Cinéma Mercredi 02 avril 2014

Les aventures extraordinaires des 47 samouraïs sans maître !
47 RONIN
Arts Martiaux , Action , Fantastique (01h59min) – Date de sortie : 02/04/2014
De Carl Erik Rinsch
Avec Keanu Reeves, Hiroyuki Sanada, Kô Shibasaki…

Un perfide seigneur de guerre ayant tué leur maître et banni leur tribu, 47 samouraïs errants jurent de se venger et de restaurer l’honneur de leurs compatriotes. Arrachés à leurs foyers et perdus aux quatre coins des terres connues, cette poignée de rebelles se voit contrainte de recourir à l’aide de Kai…


Bande-Annonce : 47 RONIN

Critique Film : 47 RONIN de Anthony Russo, Joe Russo avec Chris Evans, Scarlett Johansson, Sebastian Stan…

Par Franck DIPPA PRISO

Un perfide seigneur de guerre ayant tué leur maître et banni leur tribu, 47 samouraïs errants jurent de se venger et de restaurer l’honneur de leurs compatriotes. Arrachés à leurs foyers et perdus aux quatre coins des terres connues, cette poignée de rebelles se voit contrainte de recourir à l’aide de Kai – un demi sang qu’ils avaient jadis renié – lors de leur combat à travers un univers violent, peuplé de monstres mythologiques, de métamorphoses maléfiques et d’effroyables dangers. Cet exil sera l’occasion pour cet esclave rejeté de se révéler leur arme la plus redoutable, et de devenir la figure héroïque qui donnera à cette troupe d’insoumis l’énergie de marquer à jamais l’éternité.

Dans l’ancien Japon féodal, un gamin au sang-mêlé est recueilli par un seigneur et tombe amoureux de sa fille. En vieillissant, Kai fait tout pour protéger son maître, recevant la hargne des autres samouraïs qui l’accusent de fraterniser avec les démons. Lorsque le royaume tombe entre les mains d’un clan ennemi, l’héritière doit épouser le méchant Kira et les soldats sont bannis. Vendu en esclave, Kai est secouru par le ronin Oishi qui, avec d’anciens compagnons d’armes, décide de se venger et de reconquérir leur honneur, affrontant des adversaires redoutables et même une terrible sorcière.

Le film « «47 Ronin » ou traduction « 47 Samouraïs Sans Maître » est un projet qui retrace une histoire vraie du japon féodal. Son arrivée sur nos écrans a été précédée par une réputation très peu flatteuse. Une fois de plus une production américaine tente de comprendre et de nous servir la culture asiatique (ici japonaise) au cinéma. C’est un fait, la plupart du temps cette entreprise a souvent été sanctionnée par un échec. Cependant, dans le cas présent il n’y a pas à avoir honte du résultat. Bien entendu l’esprit des coutumes japonaises est juste effleuré. Ce manque de profondeur déplorable.

Keanu Reeves alias Kai fait un retour tranchant sur la toile cette fois équipé d’une lame et toujours dans le registre des arts martiaux après le remarqué « Man of Tai Chi ». Le réalisateur Les fautes (de choix et de goûts) sont nombreuses. Carl Rinsch propose un long-métrage de qualité sur le plan visuel (le numérique est de haute volée). Les costumes et les décors sont magnifiques et dignes de livres de contes et même de grands films épiques orientaux. Cette adaptation libre s’écarte parfois un peu de l’histoire originelle tout en essayant de célébrer avec respect la culture qu’elle embrasse jusqu’à la fin tragique, dramatique et saignante.

Malheureusement vouloir et pouvoir c’est bien deux choses différentes. Le montage est bâclé en deux heures. Le développement des personnages n’est pas fait. Ce qui entraine la répétition, la confusion et l’incompréhension. Quelques maquillages sont ratés sans oublier le traitement numérique étrange (cheap) des visages d’oiseaux des créatures moines. Parfois la violence n’est pas placée dans le bon contexte. La conclusion est assez brouillon et sans âme.

Le produit Hollywoodien « 47 Ronin » est regardable, honorable et bien intentionné. Mais le manque cruel d’efficacité, d’authenticité et de force attendus n’est pas au rendez-vous.

Les + :

* Beauté artistique
* Beauté visuelle

Les – :

* Choix et goûts maldroits par rapport au récit
* Personnages pas développés

Thèmes : Arts Martiaux , Action , Fantastique, Vengeance, Japon, Samouraï, Combat, Epée, Sabre, Domination, Conquête, Japon féodal, Ronin, Honneur etc.

Note : *****

La Rédaction de CinéBooster

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Critique Film Cinéma : « 12 Years A Slave » – Mercredi 22 janvier 2014

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Critique Film Cinéma : « 12 Years A Slave » – Mercredi 22 janvier 2014


Critique Film Cinéma Mercredi 22 janvier 2014

Un hymne au devoir de mémoire et à la liberté ! Certainement le film de l’année 2014 !
12 YEARS A SALVE
Drame, Historique (02h13min) – Date de sortie : 22/01/2014
De Steve McQueen (II)
Avec Chiwetel Ejiofor, Michael Fassbender, Benedict Cumberbatch, Lupita Nyong’o…

Les États-Unis, quelques années avant la guerre de Sécession.
Solomon Northup, jeune homme noir originaire de l’État de New York, est enlevé et vendu comme esclave. Face à la cruauté d’un propriétaire de plantation de coton, Solomon se bat pour rester en vie et garder sa dignité.


Bande-Annonce : 12 YEARS A SALVE

Critique Film : 12 YEARS A SALVE de Steve McQueen (II) avec Chiwetel Ejiofor, Michael Fassbender, Benedict Cumberbatch…..

Par Franck DIPPA PRISO

Sarasota, État de New York, vers 1840. Solomon Northup, violoniste populaire et heureux père de famille, est dupé par des crapules qui le kidnappent et le confient à un marchand d’esclaves qui opère dans le Sud du pays. Transporté par bateau jusqu’en Louisiane puis vendu à un planteur, Northup ravale sa colère et cache sa bonne éducation, par crainte d’être tué. Au plus profond de lui-même, toutefois, le nouvel esclave rebaptisé Platt est résolu à recouvrer bientôt sa liberté. Mais ses chances d’y parvenir s’amenuisent lorsqu’un affrontement avec un contremaître sadique force son propriétaire à le vendre à un rival, Edwin Epps. Réputé pour sa violence, ce dernier met Northup sous sa botte, comme il l’a fait avec tous ses compagnons d’infortune, incluant Patsey, la jeune championne des cueilleurs de coton, que le despote fou de Dieu possède jusque dans son lit.

Steve McQueen est l’un des réalisateurs les plus doué de sa génération. Il a un style singulier de la mise en scène, une empreinte bien à lui et une exigence rare. Sans oublier la puissance de ses longs plans-séquences. Le film 12 Years A Slave est une histoire vraie, une œuvre exceptionnelle, forte, intelligente, historique, dénonciatrice, révélatrice, éducative, moralisatrice (dans le bon sens) et plus encore sur la barbarie de l’esclavage.

Chiwetel Ejiofor est également le principal artisan de ce succès. Son jeu d’acteur est juste, délicat, efficace et brillant. Et à juste titre les récompenses prestigieuses pleuvent pour le long-métrage et cet immense comédien qui aura sans doute l’oscar du meilleur acteur 2014. C’est l’histoire d’un violoniste qui devient esclave. Solomon Northup est saoulé, enlevé, vendu, battu, exporté, échangé et libéré. L’éventail d’émotions proposé pour toutes ses situations est très riche. D’ailleurs la scène finale illustre bien ce propos. Ce drame tragique touche au vif d’une manière rare. McQueen met les bons sentiments de côté pour faire toute la place à une peinture sans concession de l’humiliation humaine afin d’émouvoir le spectateur.

L’interprétation de la pléiade de comédiens de haut vol (Michael Fassbender, Benedict Cumberbatch, Paul Dano, Brad Pitt, Paul Giamatti, et Lupita Nyong’o…) est bonne et subtile. Cette subtilité est de rigueur étant donné le thème délicat du projet, l’esclavagisme. Cependant, tous ses comédiens, « les mâles » uniquement n’arrivent pas à transcender leurs rôles.

Le cinéaste Steve McQueen contrôle bien le récit, la cadence, le développement dramatique et les enjeux. Le montage est extraordinaire et met en valeur toutes les scènes grâce à une caméra énergique, adroite et très temporelle (ellipses et longs plans fixes). Le film 12 Years A Slave est puissant, émouvant et crédible dans son impertinence juste de révolte. Il réveille aussi des débats comme cette question qui est de savoir si le racisme est culturel, inné, volontaire, en lien avec son éducation, ou son milieu social ? Une chose est certaine, c’est probablement le meilleur film de l’année 2014, même si nous ne sommes qu’au début de l’année.

Les + :

* La performance magistrale de Chiwetel Ejiofor
* La révélation de l’actrice Lupita Nyong’o
* Le génie de la réalisation de Steve McQueen (II)
* La force de la mise en scène
* La puissance du récit

Les – :

* Les autres interprétations masculines ne sont pas exceptionnelles

Thèmes : L’Esclavage, la liberté, dignité humaine, histoire etc.

Note : *****

La Rédaction de CinéBooster

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Critique Film Cinéma : « Les Brasiers de la Colère » – Mercredi 15 janvier 2014

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Critique Film Cinéma : « Les Brasiers de la Colère » – Mercredi 15 janvier 2014


Critique Film Cinéma Mercredi 15 janvier 2014

Au cœur du feu, la vengeance est un plat qui se mange chaud !
LES BRASIERS DE LA COLERE
Drame, Thriller (01h56min) – Date de sortie : 15/01/2014
De Scott Cooper
Avec Christian Bale, Woody Harrelson, Casey Affleck, Forest Whitaker …

Russell sort de prison, après 4 ans passés derrière les barreaux. Il se lance à la recherche de son jeune frère, porté disparu. Depuis son retour d’Irak, celui-ci s’était retrouvé mêlé aux agissements d’un redoutable gang…


Bande-Annonce : LES BRASIERS DE LA COLERE

Critique Film : LES BRASIERS DE LA COLERE de Scott Cooper avec Christian Bale, Woody Harrelson, Casey Affleck, Forest Whitaker…

Par Franck DIPPA PRISO

À Braddock, une banlieue ouvrière américaine, la seule chose dont on hérite de ses parents, c’est la misère. Comme son père, Russell Baze travaille à l’usine, mais son jeune frère Rodney a préféré s’engager dans l’armée, en espérant s’en sortir mieux. Pourtant, après quatre missions difficiles en Irak, Rodney revient brisé émotionnellement et physiquement. Lorsqu’un sale coup envoie Russell en prison, son frère cadet tente de survivre en pariant aux courses et en se vendant dans des combats de boxe. Endetté jusqu’au cou, Rodney se retrouve mêlé aux activités douteuses d’Harlan DeGroat, un caïd local sociopathe et vicieux. Peu après la libération de Russell, Rodney disparaît. Pour tenter de le sauver, Russell va devoir affronter DeGroat et sa bande. Il n’a pas peur. Il sait quoi faire. Et il va le faire, par amour pour son frère, pour sa famille, parce que c’est juste. Et tant pis si cela peut lui coûter la vie.

Le film « Les Brasiers de la Colère » n’est pas très bon pour le morale particulièrement pendant l’hiver. Donc recevoir en pleine face une parabole négative du secteur ouvrier de Braddock en Pennsylvanie suite à la crise économique de 2008 c’est pas très joyeux. D’un autre côté cela ne veut pas dire que c’est un projet loupé. C’est même tout le contraire. C’est un film dur, puissant, intense, pénétrant, démoralisant et difficile qui propose des interprétations exceptionnelles de comédiens (parmi les meilleures de l’année c’est certain).

Tous les acteurs (Christian Bale, Casey Affleck, Woody Harrelson, Willem Dafoe et Zoe Saldana et Forest Whitaker) sont au sommet de leur art dans cette œuvre. Ils sont tous touchants et pénétrants dans leurs rôles. Woody Harrelson incarne à merveille le mal personnifié sans peur, sans foi, ni loi. Casey Affleck est le parfait soldat de l’oncle sam complètement détruit par la guerre en Irak. Les sentiments de pitié et de compassion qu’il inspire sont forts et réalistes.

Scott Cooper offre une réalisation brillante et une direction de comédiens efficace et cohérente pour ce récit de vengeance. Dans le cadrage d’observation il montre tout l’étendu de son talent. Tous ses plans de caméra semblent bien réglés au millimètre près. Les émotions sont riches et variées pour le plus grand plaisir du spectateur. La séquence de fin est excellente (violente, fragile et sensible).

L’histoire du long-métrage « Les Brasiers de la Colère » est assez banale (un homme sort de prison et veut venger la mort de son frère etc.). Cependant, le réalisateur ne souhaitait pas la raconter de manière classique. Il a donc opté pour une narration truffée de fausses pistes. Ce qui veut dire que pendant 45 minutes environ vous allez être perdu (sans repères et sans explications). C’est original et culotté malgré tout par moments il fallait peut-être rendre les choses un peu plus lisses, terre à terre.

Le film « Les Brasiers de la Colère » a de grandes ambitions qu’il frôle et semble même atteindre par endroits. Seulement tout cela suffoque au bout d’un temps à cause d’une certaine monotonie bien présente.

Les + :

* La magnifique performance de tous les acteurs
* L’excellente réalisation
* La belle direction des comédiens

Les – :

* L’ennui à un moment
* L’excès d’originalité

Thèmes : La vengeance etc.

Note : *****

La Rédaction de CinéBooster

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